Institut royal d'architecture du Canada

Trois étudiants remportent les bourses étudiantes du Prix international de l’IRAC

OTTAWA, le 18 juillet 2019 – L’Institut royal d’architecture du Canada (IRAC) et la Fondation de l’IRAC ont le plaisir d’annoncer les trois récipiendaires des bourses étudiantes du Prix international de l’IRAC :  

 

Ils remportent chacun une bourse de 5 000 $ pour la rédaction d’un texte décrivant le moment où ils ont décidé de devenir architectes ou le moment où ils ont su que leur décision de devenir architecte était la bonne.

Pour lire les textes primés et voir des images, cliquez ici.

Les bourses d’études du Prix international de l’IRAC sont remises en marge du Prix international de l’IRAC d’une valeur de 100 000 $. Le lauréat de ce prix, l’architecte de l’un des trois projets finalistes situés au Sénégal, au Pérou et au Chili, sera annoncé lors du gala du Prix international de l’IRAC, le 25 octobre, à Toronto (Ontario). C’est également à cette occasion que les étudiants récompensés recevront leurs bourses.

Les billets pour assister au gala de 2019 sont en vente ici.

L’IRAC a reçu 93 candidatures admissibles, en français et en anglais, d’étudiants inscrits dans l’une des 11 écoles d’architecture agréées du Canada et d’étudiants du Centre d’architecture de l’IRAC à l’Université Athabasca et du programme Syllabus de l’IRAC.

« Ces dissertations décrivent les moments où leurs auteurs ont compris le monde par le biais de l’architecture et où leur propre désir de devenir architecte a pris naissance », dit le président de l’IRAC, Michael Cox, FRAIC. « Se rassembler avec des gens, voyager, lire – ce sont des activités enrichies par les lieux où elles se déroulent. Les textes évoquent de diverses façons la valeur que le monde bâti apporte à nos vies et le désir des architectes d’y contribuer. »

Le texte de Lucie Palombi prend la forme d’une lettre à Le Corbusier. Elle lui écrit que les descriptions de son journal de voyage l’ont inspirée, tout comme les descriptions de l’Amérique du Nord au 19e siècle, de Paris au 20e siècle et des jardins de Versailles de divers auteurs qu’elle a lus au fil des ans. Ces lectures l’ont amenée à se demander « Peut-on sculpter le monde avec des mots et du papier? » Ces voyages en des lieux éloignés par la lecture lui ont permis de comprendre que les « histoires, réelles ou fantasmées, donnent du sens aux lieux les plus muets ».

Commentaire du jury : Le texte est intelligent et original dans sa forme et dans son contenu, en plus d’être magnifiquement écrit. Il révèle un nouvel esprit analytique, apte à contribuer à la discipline en pensée et en acte.

Laure Nolteraconte le « malaise » qu’elle ressentait lors des visites à sa mère dans l’établissement de soins de longue durée où il avait fallu la placer puisqu’elle souffrait de sclérose en plaques. « Articuler mes valeurs fondamentales autour de la conscience de la capacité du design à améliorer la guérison émotionnelle et physique, voilà ce qui m’a amenée à l’action dans le domaine de l’architecture », écrit-elle. Dans ses recherches actuelles, elle cherche à comprendre comment l’architecture peut, par le design, l’ambiance et les matériaux utilisés, améliorer la qualité de vie et favoriser la guérison, particulièrement pour les personnes en milieux institutionnels.

Commentaire du jury : L’auteure de ce texte s’est inspirée d’une expérience personnelle de la maladie… pour porter une réflexion plus large sur le sens et l’impact de l’architecture sur le bien-être des personnes et sur l’interaction entre la cognition humaine et l’espace bâti

Dans un texte sur son enfance au Nigéria, Odudu Umoessien raconte comment est née sa passion pour « la relation entre les gens et l’espace » après avoir constaté à quel point les gens aimaient la cour dans laquelle ils s’installaient pour se faire raconter des histoires. Plus tard, en observant la construction d’une école dans un village, il a vu comment la communauté a commencé à s’identifier au bâtiment au fur et à mesure de sa construction. Les personnes étaient joyeuses, fières et enthousiastes. « Elles avaient confiance en elles : elles se voyaient elles-mêmes dans cette réalisation architecturale. »

Commentaire du jury : Le texte est bien conçu et succinct dans sa description d’un parcours individuel amenant à comprendre les possibilités du sens (et de la finalité) reliés à l’architecture et à la communauté.

Amal Dirie recevra quant à elle un certificat de mérite pour son texte portant sur les abris temporaires construits par les peuples nomades en Somalie. L’ingéniosité et le soin apporté à la création de ces huttes, toujours construites par des femmes, illustrent les paradoxes du déplacement, du nomadisme et du désir que la hutte soit plus qu’un simple abri.

Commentaire du jury : L’auteure de ce texte démontre un esprit vif et déterminé à voir et à comprendre la riche interdépendance entre les gens et l’architecture, quelles que soient les circonstances matérielles.

Le jury 2019 était composé des membres suivants :

  • Elsa Lam, FRAIC, rédactrice en chef du magazine Canadian Architect;
  • Anne Bordeleau, MRAIC, directrice, École d’architecture, Université de Waterloo;
  • Douglas MacLeod, FRAIC, président du Conseil, Centre d’architecture de l’IRAC, Université Athabasca;
  • André Perrotte, FIRAC, associé, Saucier + Perrotte architectes;
  • Barry Sampson, FRAIC, associé, Baird Sampson Neuert Architects;
  • David Covo, FRAIC, professeur agrégé, École d’architecture Peter Guo-hua Fu, Université McGill.

 

AU SUJET DE L’IRAC

L’Institut royal d’architecture du Canada est le principal porte-parole de l’excellence dans le cadre bâti au Canada et représente quelque 5 000 membres. L’IRAC plaide en faveur de l’excellence, œuvre à démontrer comment la conception améliore la qualité de vie, et promeut une architecture responsable qui tient compte d’importantes questions de société.

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