Précisions sur le concours de conception du centre d’accueil de Banff et le rôle de l’IRAC

1, June 2026

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
L’Institut royal d’architecture du Canada (IRAC) accueille favorablement les discussions publiques éclairées portant sur l’architecture, les concours de conception et les projets publics. Un débat rigoureux contribue à renforcer à la fois notre profession et l’intérêt public.

Les discussions publiques entourant le concours international de conception entrepris dans le cadre du réaménagement îlot 200 de l’avenue Banff et du futur centre d’accueil de Banff ont soulevé des questions concernant certains aspects du processus de concours et de sa structure de gouvernance.

Parce que la confiance du public envers les concours de conception est importante, l’IRAC estime qu’il est utile de fournir des précisions supplémentaires concernant son rôle et le processus de concours.

L’IRAC n’a pas été retenu pour fournir des services de conception architecturale

L’IRAC n’a pas été retenu pour concevoir un bâtiment, préparer des dessins architecturaux ou fournir des services d’architecture liés à l’aménagement du centre d’accueil de Banff.

L’IRAC a été retenu par Parcs Canada afin de fournir des services-conseils liés au concours, notamment des conseils professionnels, l’administration du concours, la gestion du concours, le soutien au jury, une supervision indépendante ainsi que des services techniques et administratifs connexes.

Le contrat régissant ce mandat précise explicitement que les services fournis par l’IRAC ne constituent pas des services d’architecture au sens des lois professionnelles applicables.

L’équipe de conception retenue a été sélectionnée à l’issue d’un processus de concours indépendant. L’IRAC n’a agi ni comme architecte, ni comme concepteur, ni comme consultant, ni comme décideur relativement à la conception elle-même.

Le jury était indépendant

L’un des principaux objectifs du concours consistait à veiller à ce que les propositions soient évaluées par un jury indépendant composé de professionnels expérimentés et d’experts du domaine.

Le jury a examiné les propositions, délibéré de manière indépendante et formulé à l’unanimité une recommandation concernant le concept de conception privilégié.

La responsabilité de l’IRAC consistait à préserver l’intégrité du processus en assurant l’équité, la cohérence, l’anonymat, la transparence et le respect des procédures établies du concours.

Le rôle de l’IRAC était de soutenir et d’administrer le processus du concours tout en préservant l’indépendance des délibérations du jury.

La recommandation du jury et l’autorité du propriétaire ne sont pas des concepts contradictoires

Des questions ont été soulevées concernant la relation entre la recommandation du jury et l’autorité conservée par Parcs Canada à titre de propriétaire du projet.

Cette distinction reflète les différentes responsabilités qui existent dans de nombreux concours de conception du secteur public et n’a rien d’inhabituel ni de controversé.

Dans les projets du secteur public, les jurys de concours de conception sont généralement chargés d’évaluer les propositions et de formuler des recommandations fondées sur leur expertise professionnelle et sur les critères établis du concours. Parallèlement, les organismes publics conservent la responsabilité juridique et l’obligation de rendre compte relativement à l’approvisionnement, à l’octroi des contrats, aux dépenses publiques, aux obligations de gouvernance, aux exigences de consultation des peuples autochtones, aux responsabilités environnementales, aux engagements en matière d’accessibilité, aux considérations opérationnelles et à la mise en œuvre finale du projet.

Ces responsabilités sont distinctes et complémentaires.

L’existence de l’autorité du propriétaire ne diminue en rien l’indépendance du jury et n’invalide pas sa recommandation.

Le concours de Banff a été structuré de manière à concilier l’indépendance du jury et les responsabilités du propriétaire du projet.

La transparence était intégrée au processus

Dès le départ, le concours a été conçu de manière à intégrer plusieurs niveaux d’examen et de participation.

Le processus comprenait notamment :

  • Un examen par un jury indépendant;
  • Une évaluation technique et des avis d’experts;
  • Des occasions de participation du public;
  • La participation et la rétroaction des peuples autochtones;
  • Des règles et procédures conformes aux normes professionnelles reconnues;
  • L’annonce publique des résultats et des conclusions du jury.

L’objectif était de mettre en place un processus équitable, transparent, accessible et responsable envers les participants et le public.

Comprendre la valeur du contrat

Pour apprécier pleinement la portée du mandat confié à l’IRAC, il est important de comprendre ce que représente ce montant.

La valeur du contrat correspondait à une autorisation maximale pluriannuelle couvrant une vaste gamme de services et de ressources nécessaires à l’administration et au soutien d’un concours international de conception. Ceux-ci comprenaient notamment des conseillers professionnels, des membres du jury, des experts techniques, du soutien aux communications, la gestion de projet, l’administration, la coordination du concours, les déplacements, les dépenses remboursables et d’autres services professionnels connexes.

Ce contrat ne constituait pas des honoraires de conception et ne représentait pas une rémunération versée à l’IRAC pour des services d’architecture.

Comme pour tous les contrats fédéraux, les dépenses étaient assujetties aux exigences gouvernementales établies en matière d’approvisionnement, de reddition de comptes, d’audit et de contrôle.

L’importance des concours de conception

L’IRAC appuie depuis longtemps les concours de conception comme moyen de promouvoir l’excellence en conception, d’encourager l’innovation, de favoriser la participation du public et de faire en sorte que les grands projets d’intérêt collectif bénéficient d’une diversité d’idées et de perspectives.

Les concours de conception ne visent pas uniquement à sélectionner une proposition gagnante. Ils offrent un cadre structuré, transparent et fondé sur le mérite permettant d’évaluer les idées dans l’intérêt public. Ils permettent de mettre en place un processus crédible et transparent grâce auquel les meilleures idées peuvent émerger.

C’est ce principe qui a guidé le concours de Banff.

Favoriser la compréhension du public

Les concours de conception jouent un rôle important dans l’élaboration des projets publics et de l’environnement bâti. Ils impliquent également des responsabilités distinctes pour les jurys, les propriétaires de projets, les conseillers, les experts techniques et les équipes de conception participantes.

L’IRAC estime qu’une meilleure compréhension publique de ces processus contribue à renforcer la confiance envers la prise de décision, la transparence et l’excellence en conception. À titre d’institut national d’architecture du Canada, l’IRAC demeure engagé à diffuser de l’information et à soutenir un dialogue éclairé sur la façon dont les concours de conception servent l’intérêt public.

Regard vers l’avenir

L’IRAC demeure fier du rôle qu’il a joué en soutenant Parcs Canada dans l’administration de ce concours et remercie les conseillers professionnels, les membres du jury, les experts techniques, les participants autochtones, les membres du public, le personnel de Parcs Canada et les équipes de conception qui ont contribué au processus.

Les discussions entourant les projets publics d’envergure reflètent souvent une diversité de perspectives quant aux choix architecturaux, aux processus décisionnels et aux objectifs d’intérêt public qu’ils poursuivent.

Au-delà de ce projet particulier, l’IRAC estime que la confiance du public repose autant sur la qualité des projets que sur la compréhension des processus qui les rendent possibles.

L’IRAC réaffirme son engagement envers la transparence, l’intégrité professionnelle et l’excellence en conception, au service de la communauté architecturale canadienne et de l’intérêt public.

Mike Brennan
Chef de la direction
Jonathan Bisson, FIRAC
Président

L’Institut royal d’architecture du Canada (IRAC)

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